Dernière modification le 28 septembre 2026
Les chercheurs du Karolinska Institutet en Suède ont mené une étude révélant un lien possible entre le stress chronique et la maladie d’Alzheimer ou d’autres types de démence. L’étude a été publiée dans Alzheimer’s Research & Therapy. Elle met en lumière les associations entre le stress chronique, les troubles cognitifs légers et la maladie d’Alzheimer chez des adultes âgés de 18 à 65 ans.

Les résultats indiquent que les personnes souffrant d’un stress chronique et ou de dépression présentent un risque plus élevé de développer des troubles cognitifs légers ou la maladie d’Alzheimer.
En Suède comme dans d’autres pays, la démence, principalement sous la forme de la maladie d’Alzheimer, touche bon nombre de personnes. Le nombre de malades augmente avec l’espérance de vie.
Avec le développement de nouvelles méthodes de diagnostic et de thérapies précoces, il est crucial d’identifier les facteurs de risque liés à la maladie.
D’autres recherches avaient déjà suggéré un lien entre le stress chronique, la dépression et la démence. Cette étude confirme que les personnes diagnostiquées avec du stress chronique ou de la dépression sont plus susceptibles de développer la maladie d’Alzheimer.
Un risque de démence deux fois plus élevé en cas de stress

Le risque est deux fois plus élevé chez les patients souffrant de stress chronique ou de dépression. En comparaison de ceux sans ces troubles. Et même, pour les patients présentant à la fois du stress chronique et de la dépression, ce risque était quatre fois plus élevé. Le danger de développer des troubles cognitifs était également considérablement élevé.
L’auteur de l’étude, Axel C. Carlsson est professeur au Département de neurobiologie, sciences des soins et société du Karolinska Institutet. Il explique cependant que le risque demeure faible, et la cause reste inconnue. Cependant, cette découverte est cruciale. Elle permettra d’améliorer les efforts de prévention et comprendre les liens avec d’autres facteurs de risque de démence.
L’étude a suivi 44 447 patients âgés de 18 à 65 ans. Tous diagnostiqués avec du stress chronique et/ou une dépression, pendant huit ans. Ils ont ensuite comparé à un groupe témoin de 1 362 548 personnes du même groupe d’âge. Ce qui a finalement démontré qu’un plus grand nombre de personnes souffrant de stress chronique ou de dépression ont reçu un diagnostic de troubles cognitifs légers ou de la maladie d’Alzheimer.
Valérie Pasquier est formatrice et spécialiste de la gestion du stress et des compétences comportementales depuis plus de 25 ans. Sophrologue caycédienne, instructrice de méditation et maître praticienne en PNL, elle accompagne les particuliers notamment dans la gestion du stress et les problématiques liées au sommeil.
Auprès des entreprises et des institutions, elle intervient notamment dans le domaine de la prévention des risques psychosociaux (RPS) et conçoit et anime des formations et des ateliers. Elle propose également des accompagnements individuels et des programmes en ligne.
Sur Apprivoiser son stress, Valérie Pasquier partage des exercices pratiques, des podcasts et des articles fondés sur son expérience professionnelle et, lorsque le sujet s’y prête, sur les connaissances scientifiques disponibles.

