Dernière modification le 7 juillet 2026
Une newsletter de février très positive, mais sans positivité toxique !
Peut-on être trop positif ? Être positif ou optimiste peut-il finalement se retourner contre nous ? Le film « Gourou » de Yann Gozlan ave Pierre Niney en et une bonne illustration.
- Le mécanisme du mois
- Le test du mois
- Le protocole du mois
- Le témoignage
- Pour aller plus loin
- La question piège
- Foire aux questions sur la positivité toxique

Le mécanisme du mois
Pourquoi la positivité toxique est un piège à éviter ?
Février, mois de fatigue hivernale et de pression post-résolutions, est le terrain idéal pour la positivité toxique : cette injonction à nier ses émotions négatives au profit d’un optimisme forcé, souvent culpabilisant.
Pourtant, comme le montre le film Gourou (2026) avec Pierre Niney, refuser d’accueillir sa vulnérabilité mène à l’épuisement, voire à la décompensation.
Les recherches en neurosciences et psychologie confirment que cette attitude aggrave le stress, l’anxiété et les conflits, tant sur le plan individuel qu’organisationnel.
Ce mois-ci, je vous propose d’explorer comment dépasser ce piège pour cultiver une positivité mesurée, utile et ancrée dans la réalité.

Pourquoi la positivité toxique nous épuise-t-elle ?
Cette pression à « voir le bon côté des choses » à tout prix n’est pas anodine : elle active des mécanismes neurobiologiques et psychologiques qui, loin de nous protéger, aggravent l’épuisement, l’anxiété et le stress chronique. Voici comment, étape par étape, ce processus s’installe et nous mine — avec à l’appui les dernières recherches en neurosciences et psychologie clinique.
1. Le déni des émotions négatives : un leurre cognitif
La positivité toxique repose sur l’invalidation systématique des émotions dites « négatives » (tristesse, colère, peur, découragement). Pourtant, ces émotions sont des signaux adaptatifs : la tristesse nous invite à nous recentrer, la colère à défendre nos limites, et la peur à anticiper les dangers.
Mécanisme en jeu :
- Lorsqu’une émotion est niée ou supprimée, le cerveau ne peut pas traiter l’information qu’elle porte. Une étude publiée dans PMC montre que cette suppression émotionnelle active l’amygdale (siège de la peur et de l’anxiété) de manière prolongée, tout en réduisant l’activité du cortex préfrontal (responsable de la régulation émotionnelle et de la prise de décision).
- Résultat : l’émotion refoulée reste active en arrière-plan, consommant des ressources cognitives et générant un stress latent. C’est ce qu’on appelle l’« effet rebond » : plus on tente de chasser une pensée ou une émotion, plus elle revient avec intensité.
Conséquence :
- Une fatigue mentale accrue, car le cerveau doit constamment « surveiller » l’émotion refoulée.
- Une augmentation de l’anxiété, car le signal d’alerte (l’émotion) n’a pas été pris en compte et résolu.
2. L’épuisement des ressources psychologiques : le syndrome de la « fausse énergie »
Forcer un état d’esprit positif quand on ressent le contraire épuise les réserves d’énergie mentale. Voici pourquoi :
a. La charge cognitive invisible
- Une étude de l’International Journal of Indian Psychology (IJIP) révèle que les personnes exposées à la positivité toxique développent une dissonance cognitive : elles doivent maintenir une façade (« Tout va bien ! ») tout en gérant intérieurement leur détresse.
- Ce double travail (cacher ses émotions + performer socialement) active en permanence le cortex cingulaire antérieur, une région cérébrale liée à la détection des conflits. Son hyperactivation est associée à la fatigue décisionnelle et à l’épuisement professionnel (burnout).
b. L’effet « pile qui se décharge »
- Le psychologue Roy Baumeister a montré que la volonté est une ressource limitée (théorie de l’épuisement du moi). Quand on utilise son énergie à réprimer ses émotions, il en reste moins pour gérer les défis du quotidien.
- Conséquence : les tâches deviennent plus difficiles, la procrastination augmente, et le sentiment d’inefficacité s’installe — un cercle vicieux qui alimente l’anxiété.
3. L’isolement social et la honte des émotions « interdites »
La positivité toxique ne se contente pas d’épuiser : elle isole.
Mécanisme :
- Une recherche du Journal of Computer-Mediated Communication montre que les individus exposés à des normes de positivité excessive (notamment sur les réseaux sociaux) développent un sentiment de honte à ressentir des émotions « non conformes » (tristesse, colère).
- Résultat : ils évitent de partager leur vulnérabilité, par peur d’être jugés ou rejetés. Or, l’isolement émotionnel est un facteur majeur de dépression et d’anxiété généralisée.
Données chiffrées :
- ,L’étude Perceived Emotion Invalidation Predicts Daily Affect and Stressors (PMC) démontre que les personnes qui se sentent invalidées émotionnellement (par elles-mêmes ou leur entourage) présentent :
- Une baisse de 40 % de leur affect positif au quotidien.
- Une hausse de 60 % de leur réactivité au stress (même face à des événements mineurs).
- Un risque accru de rumination (le fait de ressasser ses pensées), lié à l’activation prolongée du réseau du mode par défaut (DMN) — une signature cérébrale de l’anxiété et de la dépression.
4. L’effet « bombe à retardement » : quand le corps dit « stop »
À force de nier ses émotions, le corps finit par exprimer la détresse à notre place.
a. Le stress oxydatif et l’inflammation
- Plusieurs études rigoureuses montrent que la répression émotionnelle chronique a un impact mesurable sur la santé physique, notamment via l’inflammation et le stress oxydatif :
- Une revue systématique publiée dans Neuroscience and Biobehavioral Reviews (2023) souligne que les stratégies de régulation émotionnelle inadaptées (comme la répression) sont associées à une élévation des marqueurs inflammatoires, dont l’IL-6 et la protéine C-réactive (CRP). Ces marqueurs sont eux-mêmes liés à un risque accru de maladies cardiovasculaires et de troubles métaboliques. Les auteurs précisent que l’invalidation émotionnelle (comme dans la positivité toxique) active une réponse inflammatoire prolongée, via une dérégulation de l’axe HPA (hypothalamo-hypophyso-surrénalien) et une hyperactivation du système nerveux sympathiqueuclastresslab.org+1.
- Mécanisme clé : Le cortisol, libéré en excès lors d’un stress chronique non résolu, perturbe la régulation immunitaire. À long terme, cela favorise un état d’inflammation de bas grade, qui endommage l’endothélium vasculaire et augmente le risque d’athérosclérose — un facteur majeur des maladies cardiovasculaires
b. Le burnout : l’épuisement ultime
- Le mémoire Toxic Positivity in the Workplace (McMaster University) souligne que les environnements professionnels où règne la positivité toxique voient une hausse de 30 % des cas de burnout.
- Pourquoi ? Parce que les employés n’osent pas exprimer leurs difficultés, ce qui retarde la mise en place de solutions. Le cerveau, lui, continue de traiter ces émotions non résolues en arrière-plan, comme un ordinateur qui tourne en surchauffe.
5. Le paradoxe du film Gourou (2026) : quand l’hyper-optimisme mène à la folie
Le film de Yann Gozlan illustre de manière frappante ce mécanisme. Le personnage de Matt, coach en développement personnel, incarne l’apogée de la positivité toxique :
- Il nie toute vulnérabilité, tant chez lui que chez ses adeptes.
- Sous le feu des critiques, il s’engage dans une fuite en avant (hyperactivité, déni de réalité), typique des personnes en dissonance cognitive extrême.
- Résultat : effondrement psychologique — un scénario malheureusement réaliste, comme le confirment les études sur l’invalidation émotionnelle chronique.
Leçon : La positivité devient toxique quand elle remplace la réalité plutôt que de l’éclairer. Comme le dit une critique du film : « Matt électrise les foules, mais son refus de la vulnérabilité le mène aux frontières de la folie. »
En résumé : un cercle vicieux à briser
- Niée, l’émotion reste active → stress latent (+ amygdale hyperactive).
- Réprimée, elle épuise les ressources cognitives → fatigue mentale (+ cortex préfrontal moins efficace).
- Isolée, elle génère honte et rumination → anxiété (+ réseau DMN sursollicité).
- Chronique, elle use le corps → inflammation et burnout.
La bonne nouvelle ? Ce cercle peut être rompu. Valider ses émotions, c’est libérer son cerveau de ce travail invisible — et retrouver une énergie disponible pour agir, plutôt que pour se défendre.
Prochaine étape : Dans la rubrique 🛠 Protocole, nous verrons comment sortir de ce piège avec des outils concrets, inspirés de la psychologie positive authentique et de la sophrologie.

Le test du mois
Évaluez votre rapport à l’optimisme
Pour identifier si votre optimisme intègre la réalité ou relève d’un déni des émotions difficiles, je vous propose de répondre à 10 questions: « Être optimiste : une qualité ou un leurre ? »
Objectif : Vous permettre de distinguer un optimisme constructif et résilient (qui accepte la complexité des émotions) d’un optimisme toxique (qui les nie).

Protocole
3 étapes pour sortir de la positivité toxique
Étape 1 – Accueillir ses émotions sans jugement
Pourquoi ? Une étude publiée dans l’International Journal of Indian Psychology démontre que nier ses émotions amplifie le stress et réduit la capacité à résoudre les problèmes.
Comment faire ?
Nommer ce que vous ressentez (« Je suis frustré(e) parce que… »).
Noter vos émotions dans un journal pour les clarifier.
Pratiquer un exercice de respiration consciente (1 minute peut suffire, des exercices sont à votre disposition sur l’application) pour les accueillir sans les juger.
Etape 2 – Différencier optimisme sain et positivité toxique
Optimisme sain : « Je traverse une épreuve, mais je peux compter sur mes ressources. »
Positivité toxique : « Je n’ai pas le droit d’être triste, je dois rester fort(e). »
Outils concrets :
Remplacer les phrases culpabilisantes (« Ce n’est pas grave, arrête de te plaindre ») par des formulations bienveillantes (« Que cherche à m’enseigner cette émotion ? »).
Cultiver l’auto-compassion : « Je mérite d’être soutenu(e), même dans les moments difficiles. »
Étape 3 – Agir avec bienveillance envers soi-même
Pourquoi ? La positivité toxique naît souvent d’une pression sociale ou interne à « devoir aller bien ». Accepter ses limites et agir en accord avec ses besoins est une étape clé pour briser ce cycle.
Comment faire ?
Identifier une action concrète qui respecte votre état émotionnel du moment (ex. : reporter une tâche si vous êtes épuisé(e), demander de l’aide).
Pratiquer la gratitude réaliste : « Aujourd’hui, je reconnais une petite chose qui va bien, sans nier ce qui est difficile. »
Créer un rituel de transition (ex. : 5 minutes de cohérence cardiaque ou l’exercice du (ou de la) super héro.ïne avant une réunion pour vous recentrer).
👉🏼Pour aller plus loin en entreprise ou en famille
– En entreprise :
Encourager des espaces d’échange individualisés : Proposer des entretiens individuels réguliers avec les managers, incluant une question ouverte comme « Y a-t-il des éléments, professionnels ou personnels, qui pèsent sur votre charge mentale actuellement ? ». Cela permet d’identifier les besoins sans exposer les émotions en public.
Former les managers à :
Repérer les signes de positivité toxique (ex. : minimisation systématique des difficultés, pression à « rester positif »).
Orienter vers des ressources (ex. : sophrologie, cellules d’écoute) sans jugement.
Intégrer des temps de pause bienveillants : Par exemple, commencer une réunion par « Prenons 2 minutes pour nous recentrer avant d’aborder les sujets du jour » (sans obligation de partage).
– En famille ou entre amis :
Privilégier des questions ouvertes dans un cadre intimiste : « Qu’est-ce qui occupe ton esprit en ce moment ? » plutôt que « Tout va bien ? », pour inviter à un échange authentique et sans pression.

Témoignage
« Je devais toujours sourire, même au bord du vide »
Claire, 38 ans, cadre en reconversion, m’a contactée en novembre 2024.
Elle avait tout pour réussir : un poste à responsabilités, une équipe qu’elle gérait avec brio, et une réputation de « battante » qui ne lâche jamais. Pourtant, derrière cette façade, elle s’épuisait.
« Je m’étais promis de ne jamais montrer ma fatigue, de toujours sourire. Pour moi, s’autoriser à ne pas aller bien était dangereux et ne pouvait me mener qu’à la démotivation et à l’autocomplaisance. » m’a-t-elle confié lors de notre première séance.
Résultat ? Un burn-out latent, une colère sourde contre elle-même, et l’impression de vivre dans un perpétuel décalage.
Nous avons travaillé sur lâcher prise pas à pas :
→ Reconnaître une émotion difficile par jour, sans la juger,
→ S’autoriser chaque jour une pause de 5 minutes dans son emploi du temps surchargé, juste pour respirer,
→ Dire à un proche : « Là, je ne vais pas bien, » sans chercher à justifier.
Au bout d’un mois, Claire avait intégré ces micro-moments d’authenticité. Trois mois plus tard, elle avait redéfini ses priorités : elle osait dire non, avait réduit son temps de travail de 10%, et avait même commencé à écrire pour exprimer ce qu’elle ressentait.
« Je n’ai pas tout changé du jour au lendemain, » m’a-t-elle dit. « J’ai juste appris à écouter mes limites, comme si j’avais enfin enlevé un masque trop lourd. Et c’est là que j’ai retrouvé mon énergie. »

Pour aller plus loin
• Lecture :
The Happiness Trap (Russ Harris) – Une introduction à l’Acceptation et Engagement (ACT), pour sortir de la dichotomie positif/négatif.
Les Pouvoirs de la vulnérabilité (Brené Brown) – Pourquoi oser être vulnérable est un acte de courage.
• Atelier :
Ateliers digitaux « Apprivoiser son Stress » : Séances de sophrologie et outils concrets pour cultiver un optimisme résilient.
Film : Gourou (2026) – Une plongée dans les mécanismes de la manipulation émotionnelle et les dangers du déni de vulnérabilité

La question piège
« Si j’exprime mes émotions négatives, ne vais-je pas empirer les choses ? »
Réponse : Les études montrent que reconnaître ses émotions permet de mieux les réguler. C’est leur répression qui alimente ruminations et anxiété. L’enjeu n’est pas de « positiver » à tout prix, mais de les traverser avec bienveillance.
Cultiver le positif est…. positif mais pas n’importe comment !
Foire aux questions sur la positivité toxique
Une question ne figure pas ici ? Contactez-moi pour en discuter !
u003cstrongu003eQu’est-ce que la positivité toxique, et comment la reconnaître ?u003c/strongu003e
La positivité toxique, c’est l’injonction à u003cstrongu003enier ses émotions négativesu003c/strongu003e (tristesse, colère, découragement) pour afficher un optimisme forcé. Elle se reconnaît à des phrases comme u003cemu003e« Arrête de te plaindre, ça pourrait être pire ! »u003c/emu003e ou u003cemu003e« Sois fort(e), ne montre pas ta faiblesse »u003c/emu003e. u003cstrongu003eComment l’éviter ?u003c/strongu003e En u003cstrongu003eaccueillant toutes vos émotionsu003c/strongu003e comme des signaux utiles, sans jugement. Par exemple, dire u003cemu003e« Je me sens triste, et c’est OK »u003c/emu003e plutôt que u003cemu003e« Je n’ai pas le droit d’être triste »u003c/emu003e.
u003cstrongu003eu003cstrongu003eLa sophrologie peut-elle m’aider à cultiver un optimisme réaliste, sans tomber dans le déni ?u003c/strongu003eu003c/strongu003e
u003cstrongu003eOui, et c’est même son objectif principal.u003c/strongu003e La sophrologie ne cherche pas à u003cstrongu003eimposer un état d’esprit positifu003c/strongu003e, mais à vous u003cstrongu003eoutiller pour traverser vos émotionsu003c/strongu003e — qu’elles soient agréables ou difficiles — avec plus de sérénité. u003cbru003eu003cstrongu003eComment ?u003c/strongu003eu003cbru003eu003cstrongu003eEn accueillant vos émotionsu003c/strongu003e : Les exercices commencent par une u003cstrongu003eobservation neutreu003c/strongu003e de ce que vous ressentez (ex. : u003cemu003e« Je perçois une tension dans mes épaules »u003c/emu003e), sans jugement ni injonction à u0022positiveru0022.u003cbru003eu003cstrongu003eEn renforçant vos ressourcesu003c/strongu003e : Grâce à des techniques comme la u003cstrongu003evisualisation u003c/strongu003e(imaginer une situation apaisante) ou la u003cstrongu003erespiration synchroniséeu003c/strongu003e, vous apprenez à u003cstrongu003emobiliser vos forces intérieuresu003c/strongu003e sans nier la réalité.u003cbru003eu003cstrongu003eEn ancrant dans le présentu003c/strongu003e : Le travail sur le corps (relâchement musculaire, conscience des sensations) vous permet de u003cstrongu003esortir des ruminationsu003c/strongu003e et d’agir avec plus de lucidité.u003cbru003eu003cstrongu003eExempleu003c/strongu003e : Si vous êtes stressé·e, la sophrologie ne vous dira pas u003cemu003e« Sois zen ! »u003c/emu003e, mais vous guidera pour :u003cbru003eu003cstrongu003eIdentifieru003c/strongu003e la source de votre stress (u003cemu003e« Qu’est-ce qui me pèse exactement ? »u003c/emu003e).u003cbru003eu003cstrongu003eApaiser votre système nerveuxu003c/strongu003e avec une respiration lente.u003cbru003eu003cstrongu003eEnvisager des solutionsu003c/strongu003e depuis un état plus calme.u003cbru003eu003cstrongu003e→ Résultatu003c/strongu003e : Un optimisme u003cstrongu003erésilientu003c/strongu003e, qui s’appuie sur une u003cstrongu003ereconnaissance honnêteu003c/strongu003e de vos émotions, pas sur leur suppression.
u003cstrongu003eComment distinguer motivation et pression toxique ?u003c/strongu003e
u003cstrongu003eMotivation saineu003c/strongu003e : u003cemu003e« Je choisis de faire cela parce que c’est important pour moi. »u003c/emu003e (énergie interne, respect de vos limites).u003cbru003eu003cstrongu003ePression toxiqueu003c/strongu003e : u003cemu003e« Je dois réussir à tout prix, sinon je suis nul(le). »u003c/emu003e (culpabilité, épuisement). u003cstrongu003eAstuceu003c/strongu003e : Posez-vous u003cemu003e« Est-ce que cette attente me donne de l’énergie ou me pèse ? »u003c/emu003e.
u003cstrongu003ePourquoi les citations sur le bonheur peuvent-elles être dangereuses ?u003c/strongu003e
Certaines citations comme celle du film u003cemu003eu003cstrongu003eGourou u003c/strongu003eu003c/emu003e: u0022u003cstrongu003e« Ce que tu veux, c’est ce que tu es »u003c/strongu003e ou d’autres (u003cemu003e« Le bonheur est un choix »u003c/emu003e, u003cemu003e« Tout arrive pour une raison »u003c/emu003e) peuvent u003cstrongu003eminimiser vos difficultésu003c/strongu003e et renforcer la culpabilité si vous ne vous sentez pas « à la hauteur ». u003cstrongu003eÀ privilégieru003c/strongu003e : Des formulations u003cstrongu003enuancéesu003c/strongu003e, comme u003cemu003e« Le bonheur et la tristesse peuvent coexister »u003c/emu003e (Brené Brown).
u003cstrongu003eComment réagir face à une personne qui impose la positivité toxique ?u003c/strongu003e
u003cstrongu003eRéponse bienveillanteu003c/strongu003e : u003cemu003e« Je comprends ton intention, mais j’ai besoin d’espace pour ressentir ce que je vis. »u003c/emu003eu003cbru003eu003cstrongu003eProposer une alternativeu003c/strongu003e : u003cemu003e« Et si on parlait de ce qui est difficile, avant de chercher des solutions ? »u003c/emu003e u003cstrongu003ePourquoi ?u003c/strongu003e Cela u003cstrongu003ebrise le cycle du déniu003c/strongu003e et ouvre un dialogue authentique.
u003cstrongu003eLa positivité toxique a-t-elle un impact physique ?u003c/strongu003e
Oui. Des études (comme celles citées dans l’article) montrent qu’elle u003cstrongu003eaugmente le stress oxydatifu003c/strongu003e et le risque de u003cstrongu003eburnoutu003c/strongu003e, en maintenant le corps en état d’alerte permanent. u003cstrongu003eSolutionu003c/strongu003e : Pratiquer la u003cstrongu003ecohérence cardiaqueu003c/strongu003e ou des u003cstrongu003emicro-pausesu003c/strongu003e pour réduire la tension physique.
u003cstrongu003ePeut-on être optimiste sans tomber dans l’excès ?u003c/strongu003e
Absolument et c’est même une stratégie gagnante dans la vie ! Un optimisme u003cstrongu003erésilientu003c/strongu003e et u003cstrongu003eréaliste u003c/strongu003e:u003cbru003eu003cstrongu003eReconnaît les difficultésu003c/strongu003e (u003cemu003e« Cette situation est compliquée »u003c/emu003e).u003cbru003eu003cstrongu003eCherche des ressourcesu003c/strongu003e (u003cemu003e« Mais je peux compter sur X pour m’aider »u003c/emu003e).u003cbru003eu003cstrongu003eAccepte l’incertitudeu003c/strongu003e (u003cemu003e« Je ne contrôle pas tout, et c’est normal »u003c/emu003e).
u003cstrongu003eQue faire si je me sens coupable de ressentir des émotions négatives ?u003c/strongu003e
C’est un signe que vous avez intériorisé des u003cstrongu003enormes de positivité toxiqueu003c/strongu003e. Pour vous libérer :u003cbru003eu003cstrongu003eNommezu003c/strongu003e l’émotion (u003cemu003e« Je me sens coupable de ma colère »u003c/emu003e).u003cbru003eu003cstrongu003eNormalisez-lau003c/strongu003e (u003cemu003e« C’est humain, surtout dans ce contexte »u003c/emu003e).u003cbru003eu003cstrongu003eAgissezu003c/strongu003e avec bienveillance (u003cemu003e« Je vais en parler à quelqu’un ou noter ce que je ressens »u003c/emu003e).
u003cstrongu003eOù trouver des outils concrets pour sortir de ce piège ?u003c/strongu003e
u003cstrongu003eDans cet articleu003c/strongu003e : Le u003ca href=u0022#protocolefevrieru0022 target=u0022_blanku0022 rel=u0022noreferrer noopeneru0022u003eprotocole en 3 étapesu003c/au003e et le u003ca href=u0022#testdumoisfevrieru0022 target=u0022_blanku0022 rel=u0022noreferrer noopeneru0022u003etestu003c/au003e pour évaluer votre rapport à l’optimisme.u003cbru003eu003cstrongu003eSur l’applicationu003c/strongu003e : Des exercices de respiration et de sophrologie adaptés.u003cbru003eu003cstrongu003eEn atelieru003c/strongu003e : u003ca href=u0022https://apprivoisersonstress.fr/ateliers-gestion-du-stress/u0022 target=u0022_blanku0022 rel=u0022noreferrer noopeneru0022u003eAteliers « Apprivoiser son Stress »u003c/au003e pour pratiquer en groupe.
u003cstrongu003eLe film u003cemu003eGourouu003c/emu003e (2026) est-il réaliste sur les dangers de la positivité toxique ?u003c/strongu003e
Oui. Il illustre comment le u003cstrongu003edéni de vulnérabilitéu003c/strongu003e peut mener à l’épuisement, voire à la décompensation. u003cstrongu003eÀ reteniru003c/strongu003e : Même les « forts » ont besoin de u003cstrongu003ereconnaître leurs limitesu003c/strongu003e.
u003cstrongu003eComment cultiver le positif… sans tomber dans l’excès ?u003c/strongu003e
u003cstrongu003eGratitude réalisteu003c/strongu003e : u003cemu003e« Aujourd’hui, je note une petite chose qui m’a fait du bien, sans ignorer le reste. »u003c/emu003eu003cbru003eu003cstrongu003eAuto-compassionu003c/strongu003e : u003cemu003e« Je fais de mon mieux, et c’est suffisant. »u003c/emu003eu003cbru003eu003cstrongu003eRituelsu003c/strongu003e : 5 minutes de pause pour u003cstrongu003evous recentreru003c/strongu003e (ex. : exercice du super-héros/ine).
u003cstrongu003eu003cstrongu003eComment éviter que la culture du positif en sophrologie ne devienne une forme de pression à la positivité toxique ?u003c/strongu003eu003c/strongu003e
u003cstrongu003eLa clé réside dans l’intention et la méthode.u003c/strongu003e La sophrologie cultive le positif u003cstrongu003esans exiger de vous un état d’esprit forcéu003c/strongu003e. Voici comment éviter l’écueil :u003cbru003eu003cstrongu003eNe pas confondre u0022cultiver le positifu0022 et u0022nier le négatifu0022u003c/strongu003e :u003cbru003eu003cstrongu003eÀ éviteru003c/strongu003e : u003cemu003e« Je dois me sentir bien coûte que coûte. »u003c/emu003e (pression).u003cbru003eu003cstrongu003eÀ privilégieru003c/strongu003e : u003cemu003e« Je peux reconnaître mes difficultés tout en cherchant des ressources. »u003c/emu003e (équilibre).u003cbru003eu003cstrongu003eExempleu003c/strongu003e : Si vous êtes triste, un exercice de sophrologie pourrait vous inviter à u003cstrongu003eplacer une main sur votre cœuru003c/strongu003e en disant u003cemu003e« Cette émotion a le droit d’être là »u003c/emu003e, avant d’imaginer une lumière apaisante (sans chercher à u0022remplaceru0022 la tristesse).u003cbru003eu003cstrongu003eRespecter votre rythmeu003c/strongu003e : Les protocoles sophrologiques u003cstrongu003ene sont pas des recettes magiquesu003c/strongu003e. Si une séance sur la u0022joieu0022 ne vous parle pas un jour, vous pouvez :u003cbru003eu003cstrongu003eAdapter l’exerciceu003c/strongu003e (ex. : travailler sur l’u003cstrongu003eacceptationu003c/strongu003e plutôt que sur la u0022positivitéu0022).u003cbru003eu003cstrongu003eChoisir un autre outilu003c/strongu003e (respiration, marche consciente…).u003cbru003eu003cstrongu003eSimplement observeru003c/strongu003e ce qui émerge, sans forcer.u003cbru003eu003cstrongu003eVérifier l’absence de culpabilitéu003c/strongu003e : Après une séance, demandez-vous : u003cemu003e« Est-ce que je me sens apaisé·e… ou coupable de ne pas u0022y arriveru0022 ? »u003c/emu003e.u003cbru003eu003cstrongu003eSi c’est apaisantu003c/strongu003e : Vous êtes dans une démarche u003cstrongu003eauthentiqueu003c/strongu003e.u003cbru003eu003cstrongu003eSi c’est culpabilisantu003c/strongu003e : Revisitez l’exercice avec un·e professionnel·le pour l’ajuster à vos besoins.u003cbru003eu003cstrongu003ePourquoi ça marche ?u003c/strongu003e La sophrologie u003cstrongu003epart toujours de votre réalitéu003c/strongu003e. Elle ne vous demande pas de u003cemu003e« voir la vie en rose »u003c/emu003e, mais de :u003cbru003eu003cstrongu003eReconnaîtreu003c/strongu003e ce qui est là (u003cemu003e« Je suis fatigué·e et c’est normal »u003c/emu003e).u003cbru003eu003cstrongu003eTrouver un ancrageu003c/strongu003e (ex. : u003cemu003e« Je peux me sentir épuisé·e ET identifier une petite chose qui m’aide »u003c/emu003e).u003cbru003eu003cstrongu003eAgir avec bienveillanceu003c/strongu003e (u003cemu003e« Je choisis de faire une pause, sans me juger »u003c/emu003e).u003cbru003eu003cstrongu003e→ En pratiqueu003c/strongu003e : Testez le u003ca href=u0022#protocolefevrieru0022 target=u0022_blanku0022 rel=u0022noreferrer noopeneru0022u003eprotocole du moisu003c/au003e : les exercices proposés intègrent u003cstrongu003ecette philosophie d’équilibreu003c/strongu003e.
Spécialiste de la gestion du stress et des compétences comportementales depuis près de 25 ans.
Master Spécialiste en Sophrologie Caycédienne, instructeur de méditation, de PNL et formatrice.
Ces différentes techniques me permettent d’accompagner des Entreprises, des Individuels et des Institutions dans la mise en place de programmes adaptés à leurs objectifs. Ces programmes et protocoles sont proposés en présentiel, en distanciel ou en full digital sous le format de WEB’Ateliers.
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