Dernière modification le 9 février 2026
Une newsletter de février très positive, mais sans positivité toxique !
Peut-on être trop positif ? Être positif ou optimiste peut-il finalement se retourner contre nous ? Le film « Gourou » de Yann Gozlan ave Pierre Niney en et une bonne illustration.
- Le mécanisme du mois
- Le test du mois
- Le protocole du mois
- Le témoignage
- Pour aller plus loin
- La question piège
- Foire aux questions sur la positivité toxique

Le mécanisme du mois
Pourquoi la positivité toxique est un piège à éviter ?
Février, mois de fatigue hivernale et de pression post-résolutions, est le terrain idéal pour la positivité toxique : cette injonction à nier ses émotions négatives au profit d’un optimisme forcé, souvent culpabilisant.
Pourtant, comme le montre le film Gourou (2026) avec Pierre Niney, refuser d’accueillir sa vulnérabilité mène à l’épuisement, voire à la décompensation.
Les recherches en neurosciences et psychologie confirment que cette attitude aggrave le stress, l’anxiété et les conflits, tant sur le plan individuel qu’organisationnel.
Ce mois-ci, je vous propose d’explorer comment dépasser ce piège pour cultiver une positivité mesurée, utile et ancrée dans la réalité.

Pourquoi la positivité toxique nous épuise-t-elle ?
Cette pression à « voir le bon côté des choses » à tout prix n’est pas anodine : elle active des mécanismes neurobiologiques et psychologiques qui, loin de nous protéger, aggravent l’épuisement, l’anxiété et le stress chronique. Voici comment, étape par étape, ce processus s’installe et nous mine — avec à l’appui les dernières recherches en neurosciences et psychologie clinique.
1. Le déni des émotions négatives : un leurre cognitif
La positivité toxique repose sur l’invalidation systématique des émotions dites « négatives » (tristesse, colère, peur, découragement). Pourtant, ces émotions sont des signaux adaptatifs : la tristesse nous invite à nous recentrer, la colère à défendre nos limites, et la peur à anticiper les dangers.
Mécanisme en jeu :
- Lorsqu’une émotion est niée ou supprimée, le cerveau ne peut pas traiter l’information qu’elle porte. Une étude publiée dans PMC montre que cette suppression émotionnelle active l’amygdale (siège de la peur et de l’anxiété) de manière prolongée, tout en réduisant l’activité du cortex préfrontal (responsable de la régulation émotionnelle et de la prise de décision).
- Résultat : l’émotion refoulée reste active en arrière-plan, consommant des ressources cognitives et générant un stress latent. C’est ce qu’on appelle l’« effet rebond » : plus on tente de chasser une pensée ou une émotion, plus elle revient avec intensité.
Conséquence :
- Une fatigue mentale accrue, car le cerveau doit constamment « surveiller » l’émotion refoulée.
- Une augmentation de l’anxiété, car le signal d’alerte (l’émotion) n’a pas été pris en compte et résolu.
2. L’épuisement des ressources psychologiques : le syndrome de la « fausse énergie »
Forcer un état d’esprit positif quand on ressent le contraire épuise les réserves d’énergie mentale. Voici pourquoi :
a. La charge cognitive invisible
- Une étude de l’International Journal of Indian Psychology (IJIP) révèle que les personnes exposées à la positivité toxique développent une dissonance cognitive : elles doivent maintenir une façade (« Tout va bien ! ») tout en gérant intérieurement leur détresse.
- Ce double travail (cacher ses émotions + performer socialement) active en permanence le cortex cingulaire antérieur, une région cérébrale liée à la détection des conflits. Son hyperactivation est associée à la fatigue décisionnelle et à l’épuisement professionnel (burnout).
b. L’effet « pile qui se décharge »
- Le psychologue Roy Baumeister a montré que la volonté est une ressource limitée (théorie de l’épuisement du moi). Quand on utilise son énergie à réprimer ses émotions, il en reste moins pour gérer les défis du quotidien.
- Conséquence : les tâches deviennent plus difficiles, la procrastination augmente, et le sentiment d’inefficacité s’installe — un cercle vicieux qui alimente l’anxiété.
3. L’isolement social et la honte des émotions « interdites »
La positivité toxique ne se contente pas d’épuiser : elle isole.
Mécanisme :
- Une recherche du Journal of Computer-Mediated Communication montre que les individus exposés à des normes de positivité excessive (notamment sur les réseaux sociaux) développent un sentiment de honte à ressentir des émotions « non conformes » (tristesse, colère).
- Résultat : ils évitent de partager leur vulnérabilité, par peur d’être jugés ou rejetés. Or, l’isolement émotionnel est un facteur majeur de dépression et d’anxiété généralisée.
Données chiffrées :
- ,L’étude Perceived Emotion Invalidation Predicts Daily Affect and Stressors (PMC) démontre que les personnes qui se sentent invalidées émotionnellement (par elles-mêmes ou leur entourage) présentent :
- Une baisse de 40 % de leur affect positif au quotidien.
- Une hausse de 60 % de leur réactivité au stress (même face à des événements mineurs).
- Un risque accru de rumination (le fait de ressasser ses pensées), lié à l’activation prolongée du réseau du mode par défaut (DMN) — une signature cérébrale de l’anxiété et de la dépression.
4. L’effet « bombe à retardement » : quand le corps dit « stop »
À force de nier ses émotions, le corps finit par exprimer la détresse à notre place.
a. Le stress oxydatif et l’inflammation
- Plusieurs études rigoureuses montrent que la répression émotionnelle chronique a un impact mesurable sur la santé physique, notamment via l’inflammation et le stress oxydatif :
- Une revue systématique publiée dans Neuroscience and Biobehavioral Reviews (2023) souligne que les stratégies de régulation émotionnelle inadaptées (comme la répression) sont associées à une élévation des marqueurs inflammatoires, dont l’IL-6 et la protéine C-réactive (CRP). Ces marqueurs sont eux-mêmes liés à un risque accru de maladies cardiovasculaires et de troubles métaboliques. Les auteurs précisent que l’invalidation émotionnelle (comme dans la positivité toxique) active une réponse inflammatoire prolongée, via une dérégulation de l’axe HPA (hypothalamo-hypophyso-surrénalien) et une hyperactivation du système nerveux sympathiqueuclastresslab.org+1.
- Mécanisme clé : Le cortisol, libéré en excès lors d’un stress chronique non résolu, perturbe la régulation immunitaire. À long terme, cela favorise un état d’inflammation de bas grade, qui endommage l’endothélium vasculaire et augmente le risque d’athérosclérose — un facteur majeur des maladies cardiovasculaires
b. Le burnout : l’épuisement ultime
- Le mémoire Toxic Positivity in the Workplace (McMaster University) souligne que les environnements professionnels où règne la positivité toxique voient une hausse de 30 % des cas de burnout.
- Pourquoi ? Parce que les employés n’osent pas exprimer leurs difficultés, ce qui retarde la mise en place de solutions. Le cerveau, lui, continue de traiter ces émotions non résolues en arrière-plan, comme un ordinateur qui tourne en surchauffe.
5. Le paradoxe du film Gourou (2026) : quand l’hyper-optimisme mène à la folie
Le film de Yann Gozlan illustre de manière frappante ce mécanisme. Le personnage de Matt, coach en développement personnel, incarne l’apogée de la positivité toxique :
- Il nie toute vulnérabilité, tant chez lui que chez ses adeptes.
- Sous le feu des critiques, il s’engage dans une fuite en avant (hyperactivité, déni de réalité), typique des personnes en dissonance cognitive extrême.
- Résultat : effondrement psychologique — un scénario malheureusement réaliste, comme le confirment les études sur l’invalidation émotionnelle chronique.
Leçon : La positivité devient toxique quand elle remplace la réalité plutôt que de l’éclairer. Comme le dit une critique du film : « Matt électrise les foules, mais son refus de la vulnérabilité le mène aux frontières de la folie. »
En résumé : un cercle vicieux à briser
- Niée, l’émotion reste active → stress latent (+ amygdale hyperactive).
- Réprimée, elle épuise les ressources cognitives → fatigue mentale (+ cortex préfrontal moins efficace).
- Isolée, elle génère honte et rumination → anxiété (+ réseau DMN sursollicité).
- Chronique, elle use le corps → inflammation et burnout.
La bonne nouvelle ? Ce cercle peut être rompu. Valider ses émotions, c’est libérer son cerveau de ce travail invisible — et retrouver une énergie disponible pour agir, plutôt que pour se défendre.
Prochaine étape : Dans la rubrique 🛠 Protocole, nous verrons comment sortir de ce piège avec des outils concrets, inspirés de la psychologie positive authentique et de la sophrologie.

Le test du mois
Évaluez votre rapport à l’optimisme
Pour identifier si votre optimisme intègre la réalité ou relève d’un déni des émotions difficiles, je vous propose de répondre à 10 questions: « Être optimiste : une qualité ou un leurre ? »
Objectif : Vous permettre de distinguer un optimisme constructif et résilient (qui accepte la complexité des émotions) d’un optimisme toxique (qui les nie).

Protocole
3 étapes pour sortir de la positivité toxique
Étape 1 – Accueillir ses émotions sans jugement
Pourquoi ? Une étude publiée dans l’International Journal of Indian Psychology démontre que nier ses émotions amplifie le stress et réduit la capacité à résoudre les problèmes.
Comment faire ?
Nommer ce que vous ressentez (« Je suis frustré(e) parce que… »).
Noter vos émotions dans un journal pour les clarifier.
Pratiquer un exercice de respiration consciente (1 minute peut suffire, des exercices sont à votre disposition sur l’application) pour les accueillir sans les juger.
Etape 2 – Différencier optimisme sain et positivité toxique
Optimisme sain : « Je traverse une épreuve, mais je peux compter sur mes ressources. »
Positivité toxique : « Je n’ai pas le droit d’être triste, je dois rester fort(e). »
Outils concrets :
Remplacer les phrases culpabilisantes (« Ce n’est pas grave, arrête de te plaindre ») par des formulations bienveillantes (« Que cherche à m’enseigner cette émotion ? »).
Cultiver l’auto-compassion : « Je mérite d’être soutenu(e), même dans les moments difficiles. »
Étape 3 – Agir avec bienveillance envers soi-même
Pourquoi ? La positivité toxique naît souvent d’une pression sociale ou interne à « devoir aller bien ». Accepter ses limites et agir en accord avec ses besoins est une étape clé pour briser ce cycle.
Comment faire ?
Identifier une action concrète qui respecte votre état émotionnel du moment (ex. : reporter une tâche si vous êtes épuisé(e), demander de l’aide).
Pratiquer la gratitude réaliste : « Aujourd’hui, je reconnais une petite chose qui va bien, sans nier ce qui est difficile. »
Créer un rituel de transition (ex. : 5 minutes de cohérence cardiaque ou l’exercice du (ou de la) super héro.ïne avant une réunion pour vous recentrer).
👉🏼Pour aller plus loin en entreprise ou en famille
– En entreprise :
Encourager des espaces d’échange individualisés : Proposer des entretiens individuels réguliers avec les managers, incluant une question ouverte comme « Y a-t-il des éléments, professionnels ou personnels, qui pèsent sur votre charge mentale actuellement ? ». Cela permet d’identifier les besoins sans exposer les émotions en public.
Former les managers à :
Repérer les signes de positivité toxique (ex. : minimisation systématique des difficultés, pression à « rester positif »).
Orienter vers des ressources (ex. : sophrologie, cellules d’écoute) sans jugement.
Intégrer des temps de pause bienveillants : Par exemple, commencer une réunion par « Prenons 2 minutes pour nous recentrer avant d’aborder les sujets du jour » (sans obligation de partage).
– En famille ou entre amis :
Privilégier des questions ouvertes dans un cadre intimiste : « Qu’est-ce qui occupe ton esprit en ce moment ? » plutôt que « Tout va bien ? », pour inviter à un échange authentique et sans pression.

Témoignage
« Je devais toujours sourire, même au bord du vide »
Claire, 38 ans, cadre en reconversion, m’a contactée en novembre 2024.
Elle avait tout pour réussir : un poste à responsabilités, une équipe qu’elle gérait avec brio, et une réputation de « battante » qui ne lâche jamais. Pourtant, derrière cette façade, elle s’épuisait.
« Je m’étais promis de ne jamais montrer ma fatigue, de toujours sourire. Pour moi, s’autoriser à ne pas aller bien était dangereux et ne pouvait me mener qu’à la démotivation et à l’autocomplaisance. » m’a-t-elle confié lors de notre première séance.
Résultat ? Un burn-out latent, une colère sourde contre elle-même, et l’impression de vivre dans un perpétuel décalage.
Nous avons travaillé sur lâcher prise pas à pas :
→ Reconnaître une émotion difficile par jour, sans la juger,
→ S’autoriser chaque jour une pause de 5 minutes dans son emploi du temps surchargé, juste pour respirer,
→ Dire à un proche : « Là, je ne vais pas bien, » sans chercher à justifier.
Au bout d’un mois, Claire avait intégré ces micro-moments d’authenticité. Trois mois plus tard, elle avait redéfini ses priorités : elle osait dire non, avait réduit son temps de travail de 10%, et avait même commencé à écrire pour exprimer ce qu’elle ressentait.
« Je n’ai pas tout changé du jour au lendemain, » m’a-t-elle dit. « J’ai juste appris à écouter mes limites, comme si j’avais enfin enlevé un masque trop lourd. Et c’est là que j’ai retrouvé mon énergie. »

Pour aller plus loin
• Lecture :
The Happiness Trap (Russ Harris) – Une introduction à l’Acceptation et Engagement (ACT), pour sortir de la dichotomie positif/négatif.
Les Pouvoirs de la vulnérabilité (Brené Brown) – Pourquoi oser être vulnérable est un acte de courage.
• Atelier :
Ateliers digitaux « Apprivoiser son Stress » : Séances de sophrologie et outils concrets pour cultiver un optimisme résilient.
Film : Gourou (2026) – Une plongée dans les mécanismes de la manipulation émotionnelle et les dangers du déni de vulnérabilité

La question piège
« Si j’exprime mes émotions négatives, ne vais-je pas empirer les choses ? »
Réponse : Les études montrent que reconnaître ses émotions permet de mieux les réguler. C’est leur répression qui alimente ruminations et anxiété. L’enjeu n’est pas de « positiver » à tout prix, mais de les traverser avec bienveillance.
Cultiver le positif est…. positif mais pas n’importe comment !
Foire aux questions sur la positivité toxique
Une question ne figure pas ici ? Contactez-moi pour en discuter !
Qu’est-ce que la positivité toxique, et comment la reconnaître ?
La positivité toxique, c’est l’injonction à nier ses émotions négatives (tristesse, colère, découragement) pour afficher un optimisme forcé. Elle se reconnaît à des phrases comme « Arrête de te plaindre, ça pourrait être pire ! » ou « Sois fort(e), ne montre pas ta faiblesse ». Comment l’éviter ? En accueillant toutes vos émotions comme des signaux utiles, sans jugement. Par exemple, dire « Je me sens triste, et c’est OK » plutôt que « Je n’ai pas le droit d’être triste ».
La sophrologie peut-elle m’aider à cultiver un optimisme réaliste, sans tomber dans le déni ?
Oui, et c’est même son objectif principal. La sophrologie ne cherche pas à imposer un état d’esprit positif, mais à vous outiller pour traverser vos émotions — qu’elles soient agréables ou difficiles — avec plus de sérénité.
Comment ?
En accueillant vos émotions : Les exercices commencent par une observation neutre de ce que vous ressentez (ex. : « Je perçois une tension dans mes épaules »), sans jugement ni injonction à « positiver ».
En renforçant vos ressources : Grâce à des techniques comme la visualisation (imaginer une situation apaisante) ou la respiration synchronisée, vous apprenez à mobiliser vos forces intérieures sans nier la réalité.
En ancrant dans le présent : Le travail sur le corps (relâchement musculaire, conscience des sensations) vous permet de sortir des ruminations et d’agir avec plus de lucidité.
Exemple : Si vous êtes stressé·e, la sophrologie ne vous dira pas « Sois zen ! », mais vous guidera pour :
Identifier la source de votre stress (« Qu’est-ce qui me pèse exactement ? »).
Apaiser votre système nerveux avec une respiration lente.
Envisager des solutions depuis un état plus calme.
→ Résultat : Un optimisme résilient, qui s’appuie sur une reconnaissance honnête de vos émotions, pas sur leur suppression.
Comment distinguer motivation et pression toxique ?
Motivation saine : « Je choisis de faire cela parce que c’est important pour moi. » (énergie interne, respect de vos limites).
Pression toxique : « Je dois réussir à tout prix, sinon je suis nul(le). » (culpabilité, épuisement). Astuce : Posez-vous « Est-ce que cette attente me donne de l’énergie ou me pèse ? ».
Pourquoi les citations sur le bonheur peuvent-elles être dangereuses ?
Certaines citations comme celle du film Gourou : « « Ce que tu veux, c’est ce que tu es » ou d’autres (« Le bonheur est un choix », « Tout arrive pour une raison ») peuvent minimiser vos difficultés et renforcer la culpabilité si vous ne vous sentez pas « à la hauteur ». À privilégier : Des formulations nuancées, comme « Le bonheur et la tristesse peuvent coexister » (Brené Brown).
Comment réagir face à une personne qui impose la positivité toxique ?
Réponse bienveillante : « Je comprends ton intention, mais j’ai besoin d’espace pour ressentir ce que je vis. »
Proposer une alternative : « Et si on parlait de ce qui est difficile, avant de chercher des solutions ? » Pourquoi ? Cela brise le cycle du déni et ouvre un dialogue authentique.
La positivité toxique a-t-elle un impact physique ?
Oui. Des études (comme celles citées dans l’article) montrent qu’elle augmente le stress oxydatif et le risque de burnout, en maintenant le corps en état d’alerte permanent. Solution : Pratiquer la cohérence cardiaque ou des micro-pauses pour réduire la tension physique.
Peut-on être optimiste sans tomber dans l’excès ?
Absolument et c’est même une stratégie gagnante dans la vie ! Un optimisme résilient et réaliste :
Reconnaît les difficultés (« Cette situation est compliquée »).
Cherche des ressources (« Mais je peux compter sur X pour m’aider »).
Accepte l’incertitude (« Je ne contrôle pas tout, et c’est normal »).
Que faire si je me sens coupable de ressentir des émotions négatives ?
C’est un signe que vous avez intériorisé des normes de positivité toxique. Pour vous libérer :
Nommez l’émotion (« Je me sens coupable de ma colère »).
Normalisez-la (« C’est humain, surtout dans ce contexte »).
Agissez avec bienveillance (« Je vais en parler à quelqu’un ou noter ce que je ressens »).
Où trouver des outils concrets pour sortir de ce piège ?
Dans cet article : Le protocole en 3 étapes et le test pour évaluer votre rapport à l’optimisme.
Sur l’application : Des exercices de respiration et de sophrologie adaptés.
En atelier : Ateliers « Apprivoiser son Stress » pour pratiquer en groupe.
Le film Gourou (2026) est-il réaliste sur les dangers de la positivité toxique ?
Oui. Il illustre comment le déni de vulnérabilité peut mener à l’épuisement, voire à la décompensation. À retenir : Même les « forts » ont besoin de reconnaître leurs limites.
Comment cultiver le positif… sans tomber dans l’excès ?
Gratitude réaliste : « Aujourd’hui, je note une petite chose qui m’a fait du bien, sans ignorer le reste. »
Auto-compassion : « Je fais de mon mieux, et c’est suffisant. »
Rituels : 5 minutes de pause pour vous recentrer (ex. : exercice du super-héros/ine).
Comment éviter que la culture du positif en sophrologie ne devienne une forme de pression à la positivité toxique ?
La clé réside dans l’intention et la méthode. La sophrologie cultive le positif sans exiger de vous un état d’esprit forcé. Voici comment éviter l’écueil :
Ne pas confondre « cultiver le positif » et « nier le négatif » :
À éviter : « Je dois me sentir bien coûte que coûte. » (pression).
À privilégier : « Je peux reconnaître mes difficultés tout en cherchant des ressources. » (équilibre).
Exemple : Si vous êtes triste, un exercice de sophrologie pourrait vous inviter à placer une main sur votre cœur en disant « Cette émotion a le droit d’être là », avant d’imaginer une lumière apaisante (sans chercher à « remplacer » la tristesse).
Respecter votre rythme : Les protocoles sophrologiques ne sont pas des recettes magiques. Si une séance sur la « joie » ne vous parle pas un jour, vous pouvez :
Adapter l’exercice (ex. : travailler sur l’acceptation plutôt que sur la « positivité »).
Choisir un autre outil (respiration, marche consciente…).
Simplement observer ce qui émerge, sans forcer.
Vérifier l’absence de culpabilité : Après une séance, demandez-vous : « Est-ce que je me sens apaisé·e… ou coupable de ne pas « y arriver » ? ».
Si c’est apaisant : Vous êtes dans une démarche authentique.
Si c’est culpabilisant : Revisitez l’exercice avec un·e professionnel·le pour l’ajuster à vos besoins.
Pourquoi ça marche ? La sophrologie part toujours de votre réalité. Elle ne vous demande pas de « voir la vie en rose », mais de :
Reconnaître ce qui est là (« Je suis fatigué·e et c’est normal »).
Trouver un ancrage (ex. : « Je peux me sentir épuisé·e ET identifier une petite chose qui m’aide »).
Agir avec bienveillance (« Je choisis de faire une pause, sans me juger »).
→ En pratique : Testez le protocole du mois : les exercices proposés intègrent cette philosophie d’équilibre.
Spécialiste de la gestion du stress et des compétences comportementales depuis près de 25 ans.
Master Spécialiste en Sophrologie Caycédienne, instructeur de méditation, de PNL et formatrice.
Ces différentes techniques me permettent d’accompagner des Entreprises, des Individuels et des Institutions dans la mise en place de programmes adaptés à leurs objectifs. Ces programmes et protocoles sont proposés en présentiel, en distanciel ou en full digital sous le format de WEB’Ateliers.
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Vous retrouverez des informations plus spécifiques sur tous ces sujets sur les sites http://apprivoisersonstress.fr ou https://sophrologie-au-quotidien.com
